26 au 28 mars : Krysta, Sabine, Alexandre et Anaïs se sont rendus à Grande-Synthe et à Calais

Krysta, Sabine, Alexandre et Anaïs se sont rendus à Grande-Synthe et à Calais du 26 au 28 mars, voici leur compte-rendu :

Notre arrivée à Grande-Synthe samedi matin a débuté par un rapide briefing de la part de Yann Manzi, coordinateur en chef d’Utopia 56 . Yann nous explique brièvement les différentes missions qui nous seront attribuées au cours du weekend. Nous commençons la matinée par un rapide ramassage de poubelles sur le camp. Nous commençons à nous poser des questions (infantilisation des réfugiés ?) lorsque, de retour au bureau des bénévoles, l’un des bénévoles référents s’affole de nous voir tous revenir en même temps, ne sachant pas que nous donner comme prochaine mission…Plus tard dans la journée, Utopia 56 communiquera sur le trop plein de bénévoles présents ce weekend là. Déçus de nous sentir inutiles et impuissants sur le camp de Grande-Synthe, nous décidons le lendemain d’aller à l’Auberge de Calais. Briefing plein de dynamisme pour nous expliquer que nous n’irons pas aider dans la jungle si nous sommes seulement pour un jour (ou trois), que notre aide est bien plus utile à l’auberge si notre passage est furtif, par un souci de respect pour les réfugiés. Il s’agit avant tout de ne pas transformer la Jungle en « zoo » et de privilégier les liens de confiance qui se créent entre réfugiés et bénévoles présents sur le moyen ou long-terme.

Le briefing terminé, des équipés se créent. Certains partent sur les camps, besoin d’aide dans l’école à Calais. Les costaud(e)s sont missionné(e)s pour bricoler, remettre en état les cabanes mais également charger et décharger les camions qui vont et viennent toute la journée, d’autres rejoignent les équipes de la cuisine pour préparer le repas du midi qui sera distribué sur les camps mais aussi aux bénévoles de l’auberge.

Nous quatre choisissons de rejoindre l’équipe qui trie les dons de vêtements. Nous sommes une dizaine à s’atteler à cette tâche titanesque… A notre gauche une montagne de dons venus de la France entière mais aussi d’Angleterre. A notre droite, des boîtes et cartons où chaque vêtement trouve sa place, avant d’être redistribué à Calais et Grande-Synthe.

Nous constatons tout de suite qu’énormément de vêtements sont en mauvais état, ou inadaptés à la vie sur les camps. Beaucoup de dons finiront à la poubelle, ou seront vendus pour récolter des fonds.
Le tri est fastidieux mais nous ne voyons pas le temps passer, nous nous sentons utiles et puis la bonne atmosphère qui règne à l’Auberge nous motive d’autant plus.
Après s’être posés beaucoup de questions concernant Utopia56 et la façon dont ils coordonnent ou pas les associations sur le camp de Grande-Synthe, nous décidons de continuer à travailler à l’Auberge, qui centralise tous les besoins, enthousiasmés par la manière dont ces anglais présents sur le terrain depuis des années aident les réfugiés, tout en motivant leurs bénévoles le plus possible dans le respect de tous. Nous leur faisons confiance et retournons donc à Calais le lendemain matin.

La matinée du lundi est donc à nouveau consacrée au tri de ces vêtements, qui n’a quasiment plus de secret pour nous ! Nous prenons des photos et vidéos afin de témoigner à Brest de l’efficacité des équipes et de s’en inspirer pour nos propres collectes.

Pour comprendre le tri et l’Auberge des Migrants :
http://www.laubergedesmigrants.fr/petite-auberge-devenue-tres-grande/

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